NDT, 1 an après: entre ambitions affichées et réalités mesurables
Il y a exactement un an, j'écrivais sur le New Deal Technologique avec un mélange d'enthousiasme et de scepticisme lucide. Enthousiasme, parce que l'ambition était réelle. Scepticisme, parce que j'avais sous les yeux le fantôme de SN2025, une stratégie numérique précédente qui avait consommé des ressources considérables pour un bilan en demi-teinte.
Un an, c'est peu dans la vie d'une stratégie nationale. Mais c'est suffisant pour poser les premières questions sérieuses. Suffisant pour voir si les fondations sont solides ou si on recouvre les mêmes fissures avec une nouvelle couche de peinture.
Aujourd'hui, le 24 mars 2026, le gouvernement fête officiellement le premier anniversaire du NDT. Des discours, des visuels, des annonces. C'est exactement le moment que je choisis pour aller au-delà de la célébration.
Cet article n'est pas un panégyrique ni un réquisitoire. C'est une tentative méthodique de mesurer ce qui mérite de l'être.
Avant de mesurer, rappelons ce qu'on avait promis
Le NDT a été lancé le 24 février 2025 par le président Bassirou Diomaye Faye. La promesse était grande. Faire du Sénégal, à l'horizon 2034, une société numérique souveraine, un pays de services à forte valeur ajoutée et un leader africain incontesté du numérique. Le tout pour un investissement annoncé de 1 105 milliards de francs CFA. Quatre axes structurent le programme: la souveraineté numérique, la digitalisation des services publics, le développement de l'économie numérique et le leadership africain.
Des objectifs chiffrés ont été posés: 100 000 diplômés et +90% d'experts certifiés du Numérique, 500 startups labellisées, entre 100 000 et 150 000 emplois directs créés d'ici 2034.
Je me souviens avoir écrit il y a un an que l'objectif des 500 startups risquait de disperser les ressources. Que le vrai enjeu était de créer des champions nationaux capables de rayonner régionalement. Cette conviction n'a pas changé.
Ce qu'on peut constater aujourd'hui
Soyons justes. En 12 mois, plusieurs livraisons concrètes ont eu lieu et il serait malhonnête de ne pas les reconnaître.
1 - Une vitrine: e-Sénégal
La plateforme existe. Elle est réelle, fonctionnelle, bien conçue. Je vois que l'interface est propre, loin des plateformes de vibe coding lancés de gauche à droite par certaines entités de l'administration. Cette plateforme est le moteur de recherche de démarches et propose une application mobile disponible. Le travail technique est sérieux et ça mérite d'être dit. Je laisse l'analyse et l'audit aux experts.
Mais j'ai ouvert la plateforme aujourd'hui, 24 mars 2026, jour de l'anniversaire officiel. Quatre démarches disponibles. Le certificat de nationalité, l'autorisation de visite d'un détenu, le casier judiciaire pour les juridictions pilotes et l'attestation de non-appartenance à la Fonction publique. Le reste est affiché en section "À venir", cartes grisées.
Je ne dis pas ça pour dénigrer. Je respecte même que la plateforme affiche honnêtement ce qui est disponible plutôt que de simuler une offre inexistante, c'est un signal de maturité. Mais il faut nommer les choses: e-Sénégal est lancé mais c'est le début d'un chantier, pas son accomplissement. Il faut de la patience pour couvrir l'ensemble des besoins majeurs.
Le contexte rend ce chiffre encore plus parlant. Le Sénégal compte entre 700 et 900 procédures administratives répertoriées. L'objectif NDT en vise la dématérialisation à 90% d'ici 2034, soit environ plus de 720 procédures sur neuf ans, ce qui demande un rythme de croisière d'environ 80 démarches par an. Après douze mois: quatre. On est à 5% du rythme annuel requis. La première année d'une transformation numérique de l'État est toujours la plus lente, on pose l'architecture, les standards, l'interopérabilité. Je l'accepte. Toutefois le vrai test sera le rythme de l'année deux. Si en 2027 on est encore à quinze démarches, ce ne sera plus un démarrage prudent. Ce sera un échec structurel.
2 - La réforme invisible mais fondamentale: l'interopérabilité
C'est probablement la livraison la plus importante de cette première année et paradoxalement la moins célébrée. La plateforme e-Jokko permet désormais aux administrations d'échanger des données de manière sécurisée et le principe du "Once Only", fournir ses informations une seule fois à l'administration, représente une rupture réelle dans la logique bureaucratique sénégalaise.
Je travaille dans la tech. Je sais ce que ça coûte de faire parler des systèmes silos entre eux. Les premières interconnexions concernent les finances publiques et la protection sociale, et ça, c'est du travail de fond. Que ça fonctionne à l'échelle de l'ensemble de l'administration, c'est une autre histoire qu'on verra en 2027.
3 - Ce qui avance dans l'ombre: Sengec
La gestion électronique du courrier, expérimentée dans plusieurs ministères, réduit le papier et améliore la traçabilité. C'est une réforme interne, pas trop visible mais fondamentale. Une administration qui ne sait pas gérer son courrier ne peut pas piloter des projets numériques complexes. L'ordre de priorité est bon.
4 - Le Startup Act: condition nécessaire, pas suffisante
Le processus de labellisation des startups a été lancé. C'est une étape. La vraie question est ce que cette labellisation apporte concrètement : accès facilité aux marchés publics, financement bonifié, réduction de charges fiscales? Ces réponses détermineront si le Startup Act est un outil de transformation ou un tampon de plus à obtenir.
5 - Le Cloud souverain et la connectivité universelle, lancés aujourd'hui
Le gouvernement a choisi le 24 mars 2026 pour lancer officiellement ces deux chantiers. Le Cloud souverain promet un hébergement sécurisé des données publiques. La connectivité universelle vise l'accès haut débit pour plus d'un million de Sénégalais supplémentaires, y compris dans les zones enclavées, via une combinaison de technologies terrestres et satellite.
Ces annonces sont importantes. Elles arrivent néanmoins avec un décalage: ces chantiers auraient dû être en phase avancée, pas en phase de lancement, un an après le NDT. Ce n'est pas une critique acide, les grands projets d'infrastructure ont leurs propres temporalités. C'est un constat à intégrer dans l'évaluation de la cadence globale.
6 - Sur le e-Consulat et le e-Visa: la confusion entre annonce et réalité
Le e-Consulat fait l'objet d'annonces officielles depuis décembre 2025. La plateforme permettrait aux Sénégalais de l'étranger d'effectuer à distance des démarches comme les demandes de passeport ou d'actes d'état civil. Ces affirmations émanent du ministère lui-même, sans validation indépendante ni chiffres d'usage publiés.
Sur le e-Visa, soyons précis: en août 2025, le PM Ousmane Sonko a annoncé le principe d'un visa électronique basé sur la réciprocité. Une décision politique symboliquement forte. Mais à ce jour, le système n'est pas opérationnel. Les modalités pratiques, les frais, les nationalités concernées, rien n'est encore formalisé. C'est une annonce, pas encore une réalité.
Cette distinction entre annonce et livraison est au cœur de ce que je veux mesurer dans cet article. Au Sénégal, on confond trop souvent lancement et opérationnel. Ce sont deux moments différents et cette confusion alimente le décalage chronique entre les promesses et les résultats.
La méthode qui manque: se donner des indicateurs publics et s'y tenir
C'est ici que je veux m'arrêter longuement, parce que c'est le cœur du problème qui a fait échouer SN2025.
Une stratégie sans tableau de bord public, c'est une promesse sans comptabilité. On peut toujours choisir les bonnes nouvelles à célébrer et taire ce qui accroche. La vraie maturité institutionnelle, c'est de publier des indicateurs, même quand ils ne sont pas flatteurs surtout quand ils ne le sont pas.
Je propose ici un cadre de mesure structuré autour des quatre axes du NDT. Non pas comme un exercice académique mais comme un outil pratique que la société civile, les journalistes, les entrepreneurs et les citoyens peuvent utiliser pour tenir l'État sénégalais à ses propres promesses.
est-ce qu'on contrôle vraiment nos données ?
La souveraineté numérique n'est pas un concept abstrait. Elle se mesure à travers des faits précis. Le premier est le taux d'hébergement local des données publiques. Quel pourcentage des données de l'administration est réellement stocké sur le sol sénégalais, dans des infrastructures contrôlées par l'État ou des entreprises nationales ? Ce chiffre devrait être publié chaque année, comme un indicateur de santé budgétaire. Le deuxième est le score ITU Global Cybersecurity Index, que l'Union Internationale des Télécommunications publie régulièrement. Le Sénégal devrait se fixer un objectif explicite, comme intégrer le top 10 africain d'ici 2027, et s'y tenir publiquement. Le troisième est l'avancement du cadre réglementaire sur l'intelligence artificielle: un an après le lancement du NDT, ce cadre n'est pas encore formalisé au Journal Officiel. C'est un retard qui fragilise toute ambition de hub continental.
La question que je me pose reste entière: à quoi sert le Cloud souverain si les ministères continuent à signer des contrats avec des hyperscalers étrangers pour leurs applications métiers ? La souveraineté ne se décrète pas le jour d'un lancement. Elle se construit contrat par contrat, marché public par marché public.
est-ce que la vie des Sénégalais est plus simple ?
C'est l'axe le plus attendu par les citoyens, et celui où la rhétorique est la plus dangereuse. Une belle interface web qui cache des processus manuels derrière, c'est de la digitalisation de façade. Le vrai indicateur n'est pas le nombre de formulaires en ligne mais le nombre de démarches entièrement dématérialisées de bout en bout. De la demande à la délivrance, sans intervention manuelle. La question du délai moyen de traitement des principales procédures avant et après le NDT devrait être publiée par l'APIX et les mairies. Le taux d'adoption citoyen sur e-Sénégal. Nombre de comptes créés, nombre de démarches effectuées, taux d'abandon dans les parcours est un baromètre que le ministère devrait rendre public trimestriellement. La disponibilité des plateformes (leur uptime réel) est un indicateur que peu de pays africains publient et qui fait pourtant toute la différence. Un service numérique qui tombe régulièrement détruit la confiance plus vite qu'une file d'attente.
Digitaliser un processus sans le repenser, c'est automatiser la bureaucratie. La vraie rupture, c'est quand le fonctionnaire n'a plus besoin de valider manuellement ce que le système peut vérifier automatiquement. La question est de savoir si le NDT va jusque-là, ou s'il s'arrête à la couche d'interface.
est-ce qu'on crée de la valeur ou juste de l'activité ?
C'est l'axe des chiffres les plus ambitieux, et donc celui où la tentation du window dressing est la plus forte. Le nombre de startups labellisées par le Startup Act n'a de sens que mis en regard du taux de survie à 18 mois de ces mêmes startups. Labelliser cinq cents entreprises qui ferment deux ans après n'est pas un succès, c'est un gaspillage de ressources publiques. La part du numérique dans le PIB sénégalais, actuellement estimée à 6-7%, devrait progresser vers l'objectif de 15% annoncé pour 2034. C'est un chiffre à suivre annuellement dans les publications de l'ANSD. Le volume des paiements mobile money, publié trimestriellement par la BCEAO, reste l'indicateur le plus fiable de l'inclusion financière numérique réelle, parce qu'il est impossible à gonfler artificiellement. Et le nombre de startups sénégalaises levant des fonds à l'international est le test le plus révélateur du rayonnement réel de l'écosystème, pas le nombre de labels délivrés mais le nombre de chèques signés par des investisseurs étrangers.
Combien de startups labellisées NDT auront des clients payants dans d'autres pays africains d'ici 2028? C'est ça, un hub régional. Pas un tampon ministériel.
est-ce qu'on forme ou est-ce qu'on insère ?
C'est l'axe qui me tient le plus à cœur. Et c'est celui où les données disponibles sont les plus inconfortables.
Commençons par une vérité que le NDT ne peut pas ignorer, parce qu'elle préexiste à son lancement. Selon l'enquête Afrobarometer de juin 2025, quatre jeunes Sénégalais sur dix déclarent être sans emploi et en recherche active. Ce n'est pas le chiffre le plus troublant. Le plus troublant est celui-ci: les jeunes titulaires d'un diplôme secondaire ou supérieur ont une probabilité d'insertion professionnelle inférieure à celle de leurs pairs n'ayant que le primaire. Plus tu es diplômé au Sénégal, moins tu trouves facilement un emploi formel. La raison est dans les mots des jeunes eux-mêmes: 35% citent le manque de formation adéquate, 16% l'inadéquation entre compétences académiques et exigences du marché. C'est le paradoxe sénégalais formulé noir sur blanc: un système qui forme mais ne connecte pas suffisamment sa formation aux besoins réels du marché.
Ce mur structurel existait avant le NDT. Il conditionne son succès. Le NDT promet 100 000 diplômés du numérique d'ici 2034 sans avoir encore résolu ce problème.
Sur la formation numérique spécifiquement, je cherche les chiffres consolidés des deux dernières années. La réponse est sévère dans sa forme: ils n'existent pas de manière publique et vérifiable. Le programme FORCE-N, lancé en 2021 avec l'Université Numérique Cheikh Hamidou Kane, visait 70 000 jeunes insérés à l'horizon 2026. En juillet 2025, le comité de pilotage a été relancé avec un objectif revu à 80 000 jeunes formés. Aucun bilan public n'a été diffusé sur le nombre réellement formé ni sur le taux d'insertion à 12 mois. Le partenariat avec Huawei, signé en 2025, promet des formations certifiantes, sans contenu pédagogique précis publié, sans calendrier, sans mécanisme de suivi annoncé. L'objectif monte. Les résultats mesurés, eux, restent invisibles.
Le parallèle avec SN2025 est ici le plus instructif. La stratégie précédente avait affiché des ambitions comparables sur le capital humain et terminé avec un taux de réalisation de 19%. Un taux d'exécution des projets à 12% et des réformes accomplies à seulement 36%, malgré un investissement qualifié de colossal dans le diagnostic officiel. Le NDT a identifié les causes: gouvernance insuffisante, silos, absence de cadre unifié de suivi-évaluation. Identifier un problème n'est pas le résoudre. À ce stade, les mêmes signaux d'alerte apparaissent sur la formation. Des objectifs ambitieux. 100 000 diplômés, 5 000 experts certifiés par an, 90% de professionnels certifiés à l'horizon 2034. Sans tableau de bord public, sans baseline chiffrée, sans mécanisme de redevabilité formalisé. L'outil de pilotage a changé. La culture de mesure, elle, n'a pas encore prouvé qu'elle a changé avec lui.
Un pays qui forme sans mesurer l'insertion optimise ses indicateurs de sortie de formation, pas son impact sur le marché du travail. C'est la différence entre compter les diplômes délivrés et compter les emplois créés.
Les indicateurs à poser dès maintenant sont clairs. Le taux d'insertion professionnelle à 12 mois des diplômés du numérique dans un emploi salarié formel, une activité freelance documentée, ou une création d'entreprise active. Le taux de rétention des talents formés au Sénégal. Quelle proportion travaille encore sur le marché local 24 mois après la fin de leur formation ? Ce chiffre, personne ne le publie. C'est pourtant le plus révélateur de la fuite des cerveaux. Il existe des dispositifs financiers (FAISE) et des mécanismes d'orientation (BAOS, OIM) mais ils ne ciblent pas la diaspora tech qualifiée, ils sont fragmentés et illisibles. La Haute Autorité de la Diaspora annoncée par le PM Ousmane Sonko n'a pas encore été créée. C'est un chantier en retard, et paradoxalement le très stratégique.
Je le dis depuis loin de ma patrie, avec la clarté de quelqu'un qui vit cette réalité: le Sénégal forme des profils que le Canada, la France et d'autres pays étrangers recrutent à la sortie de l'école. Tant qu'on n'aura pas rendu le marché local compétitif en salaires, en projets stimulants et en perspectives de carrière, la formation numérique financée par l'État sénégalais continuera de subventionner les économies numériques étrangères.
L'indicateur transversal: le taux d'exécution budgétaire
C'est le révélateur de tout le reste. Le budget 2026 du ministère du Numérique s'élève à 81 milliards de FCFA, dont 60% alloués à l'investissement. La vraie question n'est pas de savoir si ce budget est adopté, il l'est. La vraie question est de savoir combien sera réellement dépensé et sur quoi.
En Afrique de l'Ouest, le taux d'absorption des budgets d'investissement est chroniquement faible, souvent entre 40 et 60%. Si le Sénégal consomme effectivement 80% de ses crédits d'investissement numériques en 2026, ce sera un signal très positif. Si on est en dessous de 50%, les beaux discours de l'anniversaire sonneront creux et ce ne sera pas la première fois.
Ce que j'aurais voulu voir en un an
Je veux finir sur ce que j'attendais et que je n'ai pas encore vu.
Un tableau de bord public du NDT. Pas des slides de lancement, pas seulement une cérémonie le jour d'un anniversaire. Un portail vivant, mis à jour trimestriellement, avec des indicateurs verts, oranges et rouges. Transparent sur les retards. Accessible à n'importe quel citoyen depuis son téléphone. La plateforme de suivi-évaluation annoncée existe, elle n'est pas encore ouverte au grand public. C'est la première chose que je voudrais voir en année deux.
Un programme diaspora structuré. Les Sénégalais qui rentrent du Canada, de France ou des États-Unis ne reviennent pas par défaut. Ils reviennent parce qu'on leur a construit une raison concrète de le faire, un guichet unique, des exonérations fiscales les premières années, un accès aux marchés publics tech. Ce n'est pas de l'utopie, c'est de la politique publique intelligente. Le Maroc l'a fait. L'Éthiopie l'a fait. Le Sénégal en parle encore.
Une vraie réforme du cadre réglementaire des télécoms. La couverture rurale reste insuffisante, et elle le restera tant que la structure tarifaire et la régulation de l'ARTP ne permettront pas une rentabilité réelle de l'investissement en zone enclavée. Le satellite est une solution d'appoint, pas une réforme systémique.
Conclusion
Je reste convaincu que le NDT est mieux construit que SN2025. La gouvernance semble plus sérieuse. Le Conseil National du Numérique rattaché au Premier ministre est une bonne architecture. Les premières livraisons: e-Sénégal, Sengec, e-Jokko, le Startup Act, montrent qu'on est dans l'action, pas seulement dans la planification.
Mais un an, c'est aussi le moment le plus dangereux d'une stratégie nationale. Le moment où l'élan du lancement commence à se dissiper et où les vraies résistances institutionnelles entrent en scène. Les habitudes bureaucratiques, les intérêts en place, la lenteur des marchés publics, la rotation des équipes.
L'optimisme que j'ai pour le numérique sénégalais n'est pas naïf. Il est conditionnel. Il est lié à une exigence: que les promesses du NDT soient mesurées, publiées et assumées. Que le bilan de l'année deux soit construit sur des chiffres et pas sur des inaugurations. Nous serons toujours la pour encourager et soutenir le changement mais aussi nous manquerons pas d'alerter pour aider et contribuer à la bonne marche.
Le Sénégal a les cerveaux. Il a une jeunesse connectée et créative. Il a une diaspora qui a forgé des compétences dans les meilleurs environnements tech du monde. Il a maintenant une stratégie et un budget.
Ce qui manque encore, c'est le courage institutionnel de se juger soi-même sans complaisance.
Ce courage là, j'espère le voir dans le bilan de l'année deux.
TakkJokk,